Le cabinet de curiosités : à la croisée des mondes

Entre trésor privé et grande collection institutionnelle, le cabinet de curiosités, dès son apparition (difficilement datée mais supposée à la Renaissance, dès le XVIe siècle) est un point de rencontre.

C’est là que l’on tente de représenter et de mettre en scène le monde, grâce à des échantillons classés selon quatre catégories :
Naturalia : animaux naturalisés, pierres précieuses ou non.
Exotica : plantes et animaux dits exotiques (la découverte de l’Amérique est à cette époque très récente).
Scientifica : instruments utilisés par les scientifiques.
Artificialia : objets issus de la production des hommes, notamment des antiquités.

Collections de papillons, cartes géographiques, fossiles, statues, parures brésiliennes, instruments d’optique, d’astronomie ou de médecine : toutes les sciences y sont représentées. Des inventaires, sous forme de catalogues, sont dressés et diffusés dans l’Europe entière.

Ce partage des savoirs ne s’adresse alors qu’à l’élite. À l’époque, pour entrer dans un cabinet de curiosités, il faut être un invité de marque mais les aristocrates ne sont pas les seuls à « se piquer » de cette nouvelle fantaisie. Nous avons tous hérité des cabinets de curiosités. Saviez-vous, par exemple, que c’est le cabinet privé de Sir Hans Loane qui est à l’origine du British Museum ? De même, le Muséum national d’histoire naturelle à Paris n’est autre que l’ancien cabinet du roi Louis XIII, alors constitué des cadeaux diplomatiques offerts au royaume de France.

Chers Curieux qui souhaitez aller plus loin encore, je vous recommande d’explorer cet excellent site : http://curiositas.org/