Du dialogue

Plus le temps passe, plus il y a de lecteurs et de ressentis, plus se dessine une dichotomie : Ce dont rêvent les Ombres emporte ou déplaît. Parmi les principaux points de divergence, le dialogue ou sa quasi-absence.

J’ai écrit ce que j’aime lire et, force est de constater que j’ai le goût des personnages économes. De ceux qui parlent pour dire, de ceux qui refusent la propension du vide par la profusion des mots. De ceux qui parlent aussi, surtout, avec des haussements de sourcil. Il y a trop de dialogue qui commentent sans rien apporter. Je me sens cernée de paroles boursouflées, saturée de bruits de bouche. Je préfère les complicités qui se tissent dans des silences bien vécus. Je préfère les séductions à rebrousse-poil, les taciturnes chez qui le sourire que l’on fait naître est une victoire.

Écoutez le silence : vous entendrez des réponses.