Le parcours de l’auteure

Une chambre aux murs imbibés de souvenirs d’adolescente : le point de départ. À presque trente ans. Quelle étrange évidence, cette rupture salutaire !

Il y a eu, bien sûr, les griffonnages d’enfant, les fureurs de l’écriture automatique, les dissertations complexes de khâgne. Les valises sont chargées et mon œil de correctrice doit apprendre à se laisser porter à nouveau.

Cette fois, j’y suis. J’entre en écriture comme en sacerdoce. Je me permets cette envie, toujours repoussée car si peu raisonnable, d’écrire pour moi. Une littérature, rien de moins ! Pour proclamer mon existence, comme si je n’étais pas très sûre d’elle. Pour répondre aux lectures foudroyantes, révélatrices.

Là où rien n’est franc, tout est possible… Le fantastique ouvre une brèche que je ne me lasse pas d’explorer. Passionnée de philosophie, d’histoire et de mythologies, j’aime également les atmosphères pesantes, parfois gothiques, les contes dissonants, les sombres fables où la réalité vacille. Dans mes romans et nouvelles, je veux traduire le regard de l’humain redevenu fragile face à des forces qui le surpassent, le menacent.

J’écris. Ce n’est plus un égoïsme depuis qu’on me lit. Depuis qu’on me demande d’écrire. Unir sa sensibilité, frotter son verbe à celui de l’autre, répondre à une « commande », satisfaire des attentes en les trahissant suffisamment pour ne pas se corrompre soi-même : j’accepte volontiers ce superbe défi  et étudie avec attention toute proposition.

Hilda-Alonso-par-Cécile-Guibé

Crédit : Cécile Guibé.

 

Distinctions :

  • Finaliste du Prix du Jeune Écrivain de langue Française (2011)